ELLE HEBERGE SA CO'O CHEZ ELLE,SON MARI PROTEGE AVEC LES TASSES


J'espère que vous allez bien, ainsi que votre famille. Je vais t'épargner les atalaku car tu connais ta valeur et je suis certaine que tu connais déjà toutes ces chansons là...


J'ai beaucoup hésité avant de vous écrire car cette histoire m'a laissé un goût vraiment amer et j'ai même fait une dépression à cause de cela. 

Je suis une wargirl vivant quelque part dans l'EU.  Quand je quittais le Kho, j'avais une "amie" (oui je me mets les guillemets parce que chemin faisant elle m'a chou le pèpè.). il y a longtemps ma mater décida de me faire monter en Mbeng, ce que je confie bien évidemment à ma partenaire de crime (malgré le fait que ma mater m'avait dit de ne pas en parler tant que je n'ai pas le visa dans le passeport...). Elle était un peu la soeur que n'ai jamais eu car je suis issue d'une famille où il n'y a que les boys, ma mère étant allée en Mbeng quand j'étais encore très petite (la dernière de la fratrie). Bref, on a grandit ensemble, elle était ma voisine au Kho, ma confidente, je partageais tout avec elle, mes joies, mes peines, mes réussites, mes déceptions amoureuses etc. On était comme les doigts et la main, la langue et la dent,  toujours ensemble quand on était au pays. Les dossiers que ma mater montait depuis Mbeng marchent finalement et cette copine vient m'accompagner à l'aéroport le jour de mon départ du kho, mama les pleurs de ça, on a pleuré comme des enfants labàs.

Quand je partais en vacances au Kho, qu'est-ce que je ne ramenais pas à cette fille, (je souligne que je ne faisais que des jobs d'étudiant à l'époque)... parfois je partais avec des vêtements remplis dans la valise et je rentre la valise vide, que la tata a elle tout pris. bref je vous épargne cette partie bien trop longue.

En 2010, cette amie me confie que depuis trois ans qu'elle a finish le skool, elle n'arrive pas à trouver un travail sérieux ou du moins qui lui rapporte vraiment de l'argent et qu'elle est en train de réfléchir sur la possibilité de monter en Mbeng pour se chercher car elle est l'aînée de sa famille donc elle a des bouches à nourrir etc... Je lui demande donc comment est-ce qu'elle va procéder pour y arriver. Cette dernière me fait comprendre qu'elle a trouvé un réseau et le réseau de cette personne est sûr, la personne ne prend l'argent que lorsque le visa est dans le passeport et elle me fait comprendre que ce démarcheur lui demande une somme assez conséquente, qu'elle n'a pas. Je lui dit donc que je cite "chérie bats toi, tu cherches cet argent, si tu es vraiment bloquée, je pourrais t'aider en complétant mais il faut que tu aies au moins le minimum".

A peu près deux ans plus tard elle revient vers moi et me dit voilà j'ai tant /// d'argent, si tu peux m'aider à atteindre la somme restante, ce que j'accepte sans rechigner. La somme étant réunie, elle demande donc à son démarcheur de lancer les hostilités et quelques mois plus tard son visa sort. À cette époque, j'avais déjà terminé ma formation je précise, j'avais un emploi stable et j'étais mariée à un camer. On vivait ensemble avec notre fille de 7ans. Tout se passait merveilleusement bien dans ma vie et je n'avais rien à envier à personne.




Ma copine donc ayant obtenu son visa, et n'ayant aucune relative (famille) en Mbeng, je décide (avec le consentement de mon époux bien sûr, je lui en avais parlé depuis le début de ce projet) d'héberger ma copine chez moi à son arrivée en attendant qu'elle se batte et trouve son petit toit (je n'avais pas le choix, j'étais sa seule famille ici). Mon mari au début n'était pas très enchantée par mon idée mais je lui ai convaincu qu'il n'y aura pas de problème, il a fini par céder car je l'agaçais déjà aussi avec ce sujet. 

Voilà le jour J arrive, ma copine atterrit à Mbeng. La joie de ça, les pleurs de joie des vraies retrouvailles, la joie de pouvoir se voir désormais à volonté, bref j'étais ivre de joie. 

Nous voici donc en chemin pour la maison, on arrive, elle revoit ma fille et mon époux. Les premiers mois après son arrivée étaient magiques, on avait retrouvé notre complicité. Quand je ne travaillais pas je l'emmenais visiter le pays et je dois avouer qu'elle m'était d'une grande aide, elle accompagnait ma fille à l'école et allait la chercher le soir car elle n'avait pas encore de job. Pour la remercier et la motiver, je lui donnais un peu d'argent de poche (bref, je lui remettais le salaire de la nounou car elle la replaçait bien). Lorsque ma copine est arrivée chez nous, ma fille ne l'aimait pas du tout, mais finalement elle s'est habituée à elle. Elles étaient devenues même complices... ce qui ne m'a pas surpris plus que ça car elles passaient bcp de temps ensemble. 

Mon cauchemar commence un soir je rentre à la maison je constate que ma fille a pleuré comme never et me boude, je lui pose la question de savoir ce qui se passe et cette dernière me demande si c'est vrai que je n'ai jamais voulu d'elle, est-ce que je voulais l'avorter etc... (C'est vrai que quand j'ai appris que j'étais enceinte de ma fille, j'étais jeune et encore étudiante et je me posais beaucoup de question à savoir si j'étais prête à avoir un enfant mais mon copain qui est devenu mon mari m'a rassuré et on a décidé de la garder et nous n'avons jamais regretté cette décision). J'avais confié ce doute à ma confidente, qui est ma copine of course...




Je demande à ma fille qui lui a raconté ça, elle me fait comprendre que c'est ma copine... bref j'ai rassuré mn enfant du mieux que je pouvais et j'ai fermé les yeux sur ça. 8 mois chez mois, ma copine commence à adopter des comportements bizarres à mon égard, auxquels je demande des explications, quel est mon offense, on ne me répond pas. elle commence à se promener dans ma maison avec des tenues légères, très légères même qui dévoilent son corps, en présence de mon mari, parfois pique même de la nourriture dans son assiette lorsqu'on est à table, devant moi. Je tente de la raisonner en lui disant de faire un peu attention à la façon qu'elle s'habille surtout en présence de mon époux, et son comportement... elle m'envoie balader clairement, je prend sur moi une fois de plus. Elle devient de plus en plus méprisante à mon égard et réussit même une nouvelle fois à monter ma fille contre moi . Je ne dors plus, je suis mal alaise chez moi et me pose bcp de question... je ne peux pas la mettre dehors, elle n'a nulle part où aller. Je me confie à ma mère qui me demande de la foudre à la porte mais je n'ai pas le courage de le faire... 

En bref, la goutte d'eau qui avait fait débordé le vase, un samedi, on regardait un film à la maison en mode famille, j'étais fatiguée et je suis montée me coucher en laissant mon mari, ma fille et ma copine au salon. Mon mari est un couche-tard car informaticien de métier, il ramenait parfois son travail à la maison et il lui arrivait de bosser aussi les weekends à la maison mais c'était vraiment très rare. Ce jour là je suis allée me coucher vers 21h, à 2h du matin je me lève pour aller faire pipi, je constate que mon mari n'est pas dans le lit. Ce que je m'apprête à découvrir . Je descends donc au salon pour voir ce que mon mari fait encore débout à une heure pareille et là je vois quoi sur mon canapé...  celle que j'appelais ma soeur, mon amie, était en train de coucher avec mon mari, mon époux, le père de mon enfant.  Quand je découvre la scène, j'ai une forte et violente douleur au ventre, je me souviens avoir criée après je ne sais plus trop ce qui s'est passée car quand je me suis réveillée quelques heures plus tard, j'étais sur un lit d'hôpital, ma mère, mon mari et ma fille à mon chevet. Quand je sors de l'hôpital, je pars directement vivre chez ma mère... Mon mari me dégoûtait, je ne voulais plus le sentir. Après cette histoire, j'ai fait si je me souviens bien 7 mois de dépression, je devenais comme folle, je n'étais plus que l'ombre de moi-même. Bref j'tais anéantie et je n'ai plus jamais mis l'oeil sur la fille là. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue. C'est plus tard que mon mari me dira qu'après cet incident le matin même, elle a ramassé ses affaires et est partie d'elle-même.

Quand je me suis rétablie, j'ai demandé le divorce et mon mari n'a jamais voulu signer les papiers. Pendant un an, il n'a fait que ça, tenter de me reconquérir avec l'aide de ma maman... Il a fini par gagner et aujourd'hui nous avons trois magnifiques enfants. Le bon côté de cette histoire est que je me console en me disant que si notre couple a survécu à cette histoire, je ne vois plus ce qui pourra nous ébranler.

Voilà un peu mon histoire, je vous ai épargné certains détails pour faire court.

Désolée pour la longueur et les fautes.

Vive le terre et longue vie au terre....




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