O BƏ WƏ ? Qui es tu?




Un toli a attiré mon attention concernant ces 2 jeunes kmer qui se rendent compte au soir de leurs fiancialles quiils sont frères et soeurs de par leurs lignées familiales. Cette situation arrive parce k les Traditions ne sont plus enseignées et donc les jeunes nont plus de repéres.


Les langues Bamileke disent : lizhɛɛ,lezhiɛ (descendance, progéniture). ‹‹lizhɛɛ›› est formé à partir du verbe ‹‹zhɛɛ›› (savoir, connaître, interdire). ‹‹zhɛɛ›› donnera plus tard nzhɛ (le chemin, la route). Ces langues disent donc que la descendance est une connaissance, la généalogie est une route. Pour savoir qui tu es, il faut commencer par ta concession, ta lignée familiale, ta GENEALOGIE.


Papa Aubame enseigne justement que la tradition Fang­Beti établit une GENEALOGIE partant de ZAMBE jusque EYO, l'incréé. La visite de l'arbre généalogique était non seulement un moyen d'établir sa filiation avec le Premier Homme, mais également une manière d'évoquer chaque ancêtre de la lignée, et d'invoquer sa bénédiction. [...] dire son arbre généalogique, c'est dire une prière. Avant de prononcer toute formule de bénédiction, ou d'entreprendre toute action importante, le Fang disait d'abord son nom, puis celui de son père, et de son grand­père, etc, quand il ne récitait pas tout simplement son arbre généalogique. Aussi pour chaque nom prononcé, on était censé évoquer un don particulier, de même qu'établir le lien de sang avec la lignée. Ce qui ouvre la voie à la bénédiction suprême.


Cet enseignement visait à faire connaître à l'enfant les noms de ses ancêtres masculins et féminins du lignage (MVOG) ; ensuite il apprenait leur filiation, leurs liens de parenté, d'alliance, d'affinité ainsi que leur biographie. De véritables examens sanctionnaient cet enseignement. Le rite

MELAN en était un exemple. Le jeune devait être capable d'identifier les crânes des ancêtres de son lignage et de les placer dans l'ordre généalogique exact. Dès l'âge de 7 à 8 ans, apprend son MEBARA (premier enseignement) c'est à dire les noms des Aïeux dont il est issu, et c'est là en même temps la marque de sa filiation et de son origine. Interrogez n'importe quel bambin et vous le verrez répondre : je suis fils d'un tel, fils d'un tel, jusqu'au premier ancêtre de la tribu». La généalogie était tout un système éducatif. Chaque jeune dès le bas âge devait avoir cette connaissance fondamentale. L'enfant, en grandissant, savait déjà à quel groupe, quel clan il appartenait. Les repères individuels et communautaires étaient fixés. Il connaissait aussi quel genre de relations entretenir avec un tel clan, ou telle personne, tel vivant, tel mort. Il savait aussi quelles femmes lui étaient interdites.


Les Traditions ! Les Traditions ! Les jeunes Kmer doivent faire leffort de sinteresser à nos Traditions. Cest urgent !


Je vous salue tous sous la protection de notre Pere Beti Be Nanga.


Dzʉ́

22 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

HÉROS DE L'HISTOIRE CAMEROUNAIS

Salut au Terre, Respects au Big² .. Jesper k vs allez bien. Kelkun ki est amnésique ne connait + son nom, ni le chemin de sa maison. Il est donc condamner à être un assisté. La Mémoire …. que peut on