TEMOIGNAGE D'UN RETOUR AU KHO

Bonjour Chef du Terre, Je traverse toutes les motions de soutien pour aller tout droit au but. Je veux partager ici mon expérience de RETOUR AU BLED, un retour qui a duré juste 3 ans. Nous voulons bien rentrer au pays après des années passées en Europe, mais parfois ce retour peut être influencée par un enthousiasme débordant qui nous faire perdre la raison , et si tel est le cas le revers peut être fatal si on ne s’est pas « armé » avant le ce retour bled. Mon histoire est celle-ci : J’arrive dans le pays de la pasta en fin 2004 pour continuer avec mes études universitaires et après 7 ans j’avais ma licence en économie, un master professionnel et un DESS en Finance. En debut 2011 plus précisément j’intègre sur place une boite multinationale où je travaille pendant 19 mois. Jusqu’à ce moment là tout se passait cool, et en fin 2012 je suis débauché de cette boite, par une autre boite du coin qui a ses filiales au Kamer. Etant tout joyeux et content de back au bled et de quelle manière !!!! Après 8 ans dehors, j’accepte tout de go cette opportunité, et voilà qu en début du dernier trimestre de 2012 j’atterris à Douala en tant que « expatrié » dans mon propre pays. Ainsi le fait d’être embauché depuis l’Europe et détaché au bled me conférait un statut professionnel de rêve. « le vrai retour au pays natal s’était realisé » pour moi. Le détail protocolaire n’avait pas manqué à l’accueil à l’aéroport au pays, je vous assure que comme on voit souvent à la télé là des représentants de la boite étaient là en nombre, et un d’entre eux tenait pratiquement entre ses mains une pancarte avec mon nom et prénom dessus, vous pouvez imaginer le sentiment de fierté de soir et d’accomplissement de l’homme en ce moment-là. « l’Expatrié » que j’étais faisait l’objet de toutes les attentions dues à son statut de l’arrivée ce soir-là jusqu’à la prise de service de la boite même. Et bien après aussi. L’homme a pris service, commencé à travailler, travailler et travailler et voilà trois sont passée tellement vite, le pays étant doux (je vous épargne les détails sur cette douceur du pays » car vous ignorez quoi !! Voilà qu’en début du dernier trimestre de l’année passée, la maison mère informe la direction locale son intention de procéder à de licenciements économiques au niveau local. N’est-ce pas un gars est sûr et serein qu’il n’est pas concerné !!! par l’affaire étant un « expatrié » Mais cette sérénité n’a pas duré, car quelque jours après l’annonce des job cut , je suis convoqué par les grosses têtes de la boite !!! comme d’habitude je suis sûr que c’est pour un entretien de contrôle et staff meeting comme d’hab et alors en allant dans leurs bureaux je prends mon bic et mon bloc-notes pour noter toutes les recommandations, question de se montrer sérieux quoi ! Je vous assure durant le parcours qui mène au bureau du Boss je ne me doute de rien, je pense même à l’annonce d’une promotion après trois ans de services déjà. Me voilà donc devant le grand boss et son vice, accueil chaleureux comme d’antan, offre de caffé, bref jusque-là tout est tranquille, une fois que nous finissons de prendre le caffè, ils m’invitent à prendre place et voilà d’entame de propos le boss va tout droit au but en m’informant que je suis parmi les licenciés. Je vous avoue que j’y a pas cru un instant mais c’était vrai, je ne faisais plus partir des plans de l’entreprise. Dure à accepter mais c’était la réalité. A’ partir de cet instant là ce fut le début des réflexions dans tous les sens et à tous les niveaux, entre quoi faire dès le lendemain, soit remonter en Europe se relancer professionnellement ou rester au pays et falla le boulot (mais falla ou et pour quel salaire !!). Trois options s’offraient à moi : Je vous ferai part dans la suite du topo, mais je peux déjà dire il est impérieux d’assurer ces arrières en termes de kaolo (d’où d’entame de propos je parlais de « s’armer » avant tout retour) avant de descendre au pays, parceque une fois que le pays n’est plus doux pour des circonstances diverses (par perte d’emploi comme dans mon cas), il devient amer et parfois l’unique voix de sortie c’est retourner en Europe et voir comment se relancer, l’âge et le statut familial le permettant bien sûr !


Bon revenant au sujet qui nous intéresse, voici la deuxième partie, il pourrait avoir une autre partie pour ne pas dire que cela pourra devenir une chronique !!! Avant d’entrer en plein dans le vif du sujet, j’aimerais faire quelques précisions sur certains termes et propos que j’ai utilisé dans la première partie, car ils ont été objet d’interprétation de biaisé dans les commentaires que j’ai trouvé en majeur partie trop passionnés. 1-Pour moi le KAOLO ce n’est pas aller « lécher le cul des mekat » comme a insinué avec outrecuidance un des intervenant dans son commentaire, le KAOLO signifie pour moi être en règle dans son pas de séjour, et détenir un titre de séjour qui te permet de revenir sur le territoire quand et comme tu veux. Et dans mon Cas mon KAOLO assuré était ma carte de séjour de longue durée – CE obtenue dans mon pays de résidence (Pays de la Pasta et pizza après 7 ans de résidence) et qui me permet de rentrer quand et comme je veux et même d’aller dans certains pays du Schengen pour séjourner et falla même le work. 2- War man je ne suis pas d’accord avec toi en partie dans la vidéo que tu as faite suite à ma publication, lorsque tu dis que lorsqu’on retourne au bled, on part habité dans des quartiers comme makepé et j’en passe, je dois rappeler ici que pour ta propre sécurité même il est nécessaire de résider dans un coin où tes voisins n’ont rien à t envier et toi non plus, sauf si tu veux résider dans un quartier populaire et populeux et porter le statut de « président » ou « grand frére » que vos t’attribuer les loubards du quartier pour justement te taxer régulièrement genre « grand frère y’a rien pour les pauvres, oh prési il n’y a rien !! oh big y a pas une bière !! » Bref il faut vivre dans une quartier ou ton voisinage sera indiffèrent de ta présence. 3-Aller au pays chaque année en vacances avec 1000, 2000 ou 3000 euros en poche pour faire la java pendant 2 ou t3 semaines est bien différent d’y retourner et rester 1, 2, 3 ans. La perception des réalités dans les deux cas de figure est bien différente. Il faut être au pays tous les jours pour comprendre par exemple le coût financier des embouteillages, tu sors de lundi à vendredi pour aller au travail, trajet fait 10km mais tu te retrouves à faire 3H de trajet à raison de 1H30 le matin et 1H30 le soir, et je précise ceci tous les jours, vous imaginer ce que ça fait en carburant ?? Certains diront qu’ils prendraient la moto mais j’en ris d’avance. 4-Le pays est « doux », oui il est doux mais beaucoup n’ont pas compris le sens de cette « douceur », la première idée qui leur est venue en tête c’était la « vie de débauche », mais loin de là la douceur, du pays se traduit pour moi par le fait que la FAMILLE EST LA’, ON MANGE BIEN et BIO surtout. Certes si on ne s’autodiscipline pas on tombe très vite dans la vie de débauche qui est très souvent sans issue, et nous fait perdre toute lucidité et réalisme. 2-On quitte le pays tôt (21 ans) et on y revient à (29 ans) pour passer 3 ans en mode continu, il faut le dire la perception de la réalité locale est bien différente même si on est né à mambanda, très naturellement un besoin manifeste de confort s’impose et urge, et ce confort-là a un prix, et ne me dites pas que vous allez rentrer et aller occuper votre vieille chambre chez les parents parce qu’on veut épargner sur le loyer. Dans la vie socio-professionnelle on ne peut saurait renverser l’échelle des besoins de Maslow, Plus on évolue sur le plan socio-professionnel, plus les besoins à satisfaire sont plus d’une dimension psychologique et de statut que autre, c’est inévitable. Après ces précisions, je reviens à nos moutons. Après mon licenciement (en debut du dernier trimestre 2015), je dois d’abord retourner au pays de la pasta et pizza pour régler du point de vue bureaucratique la séparation avec mon employeur comme la loi le prévoit, et aussi parce que c’est dans ce pays-là que j’avais été embauché à l’époque. Après 1 mois de procédure et des tas de papiers à signer, tout est ok et donc désormais je peux me mettre activement à la recherche d’un nouvel emploi. C’est ainsi que je retourne au bled en début Novembre pour mieux reflechir et en même temps remercier les ancêtres (justement étant un grand notable et protecteur des crânes) pour ce parcours qu’ils m’ont permis de faire et qui vient de se terminer. Alors une fois au bled je me mets activement à chercher un nouvel emploi à travers envois de CV et autres, pendant les mois de novembre et décembre et début janvier, ceci justement pour juger si le marché local du travail est réceptif, mais malheureusement du nombre considérable de CV envoyé j’ai aucun retour, aucun feedback et donc aucun entretien obtenu. Le temps passant aussi vite, et les mois de chômage se profilant à l’horizon, je ne me vois pas entrain de faire des mois d’inactivité, cas pas du tout habitué ainsi, toutes les idées germent dans ma tête, entre autre je me demande s’il faut programmer au plus vite un retour rapide dans mon pays de résidence, dans le but de me remettre très vite de retrouver un emploi, ou bien plutôt aller dans un autre pays toujours du Schengen pour faire une nouvelle formation qui non seulement me permet de justifier la période d’inactivité dans le CV lors d’un éventuel entretien, mais aussi d’élargir mes compétences sur d’autres domaines du management et ainsi avoir des compétences transversales qui certainement sont indispensables pour aspirer au top management. C’est ainsi que j’opte pour Pago où j’y arrive en fin janvier 2016, et où j’intègre une Ecole de commerce de la place pour un mastère spécialisé qui dure 1 an et qui sert aussi de tremplin pour pénétrer le marché du travail ici, surtout que ce parcours est très professionnel et pratique. Mon KAOLO du pays de la pasta et pizza me fait tenir debout et me permet de stay tranquille dans le coin, et imaginez si je l’avais négligé un tant soi peu avant la descente au bled !!!, peut être que je serais là au bled à faire le pied de grue devant certaines ambassades des pays du schengen pour ask le visa !! (impensable après qu’on ait eu à passer 8 ans et eu le temps de se battre pour sécuriser son kaolo comme aime bien à le rappeler le Katika. Surtout qu’à l’époque j’avais aussi le KAOLO DE RESIDENCE PERMANENTE AU CANADA, et ne pouvant poursuivre plusieurs lièvres à la fois, les années sont passés et en 5 ans de validité du kaolo canadien j ai pas pu respecté l’obligation de résidence, dans la vie à un moment il faut faire des choix difficiles, le plus important c’est de les assumer. Aujourd’hui pour y retourner il faut passer par l’avocat, l’engraisser un peu même si conscient de l’issue incertaine du processus. Et retournant à la formation, ce choix se justifie aussi par le bésoin de fortifier les connaissances, consolider les compétences et surtout fort de l’expérience passée, rentrer de nouveau dans un futur proche au bled par pour enrichir le mekat mais pour créer les la richesse et qui dit création de richesse dit création d’emplois et contribution au développement du pays. Je promets une dernière partie dans laquelle je pourrai donner avec humilité quelques conseils sur le retour au bled. Mais Big Katika, ça se passe comment à Paris ??????, un Paris si froid (il n’y a personne pour me ‘’aide’’ au carrefour !!!!, je ne sais pas s’il faut que je passe aussi mon annonce ndolo, mais le seul critère discriminant serait que ma personne soit ancienne mbenguiste revenue en mbeng aussi comme moi, en tout cas j’y pense et réfléchis chaque jour et davantage ), si triste, dans le métro, le RER, tous les transports en fait, partout et n’importe où tout le monde a les écouteurs aux oreilles, même en veste-cravate on a les écouteurs aux oreilles sans compter que certains sont tellement riches en idée qu’ils réussissent à MARIER LA COULEUR DES CABLES DES ECOUTEURS PERCHES AUX OREIRELLES AVEC LEUR CRAVATE SERRE’ AU COU. Tchiéeeeee Paris c est toujours la mode comme çaaaaaa laaaaaaaa !!!! en tout cas je passais seulement ooooo !!! A’ suivre . Ciaooooooooooooooooooo !!!!!

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